Présentation

Un reflet des sentiments humains, telle est ma perception de la sculpture.

« Pourquoi attendre ? Tout est rêve », écrivait Pessoa.

« Rêver un impossible rêve, … porter le chagrin des départs, … partir où personne ne part », chantait don Quichotte… .

Et l’homme se tasse, se rapetisse, serré en lui-même, fermé en lui-même, fermé au monde comme pour mieux protéger le souvenir du rêve enfouit ou peut-être préserver la cicatrice douloureuse causée par son départ.

Se recroqueviller sur soi-même, comme pour bercer sa propre peine comme dans « Saudate ».

Le repli sur soi, c’est aussi celui de l’écorchée vive, de celle qu’un rien heurte, blesse, c'est « oursine » qui se met en boule parce qu’elle sait d’expérience que chaque ouverture peut être sanctionnée par une blessure, une douleur qui viendra exacerber encore davantage les autres.

Mais la femme « en boule » est aussi celle de l’attente de la vie, l’attente pleine d’espoir et de rêves de « l’Aube », celle de l’adolescence pleine d’illusions, celle de la découverte de l’amour… .

Seule, en confiance, doucement, prudemment, l’écorchée vive peut doucement sortir de sa coquille, explorer prudemment l’extérieur et elle devient « apaisante solitude ».

Tout est tranquille, elle s’allonge, s’étire, mais son refuge est là, tout proche, près d’elle. Le moindre bruit, la moindre présence et elle courra se réfugier dans cette partie d’elle-même qu’elle oppose aux autres, froide, lisse, sans émotion apparente.

Mais, il y a aussi la révolte, « le cri », le hurlement que l’on espère salvateur mais qui, au moins, permet de traduire sa rage, son désespoir ou sa douleur dans un vain espoir de partage, d’appel à l’aide… pour se sentir moins seul, compris, aidé, soutenu ? … .

Il y a également la sérénité déterminée, le calme apparent, masquant les tumultes de la colère… c’est « Némésis » qui punit les hommes pour avoir péché par démesure.

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